Ras-le-bol des agences Web !

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On parle de la nécessaire transition numérique et digitale des entreprises… Je pense qu’elle ne se fera pas tant que les agences web n’opéreront pas, de leur côté, une vraie mutation.
En tant que prestataire Google AdWords, je suis en contact avec des agences pour leur demander d’effectuer des modifications sur les sites des clients. Voici quatre histoires vécues

Profil n°1 : agence web basée à l’étranger ou « comment faire quelque chose sans jamais complètement le faire ? »

J’ai pu constater que le point fort de ce type d’agence était leur réactivité. Mais pour arriver à un résultat probant, il faut s’armer de beaucoup, beaucoup de patience… Dernièrement, je mets en place des campagnes de remarketing sur les sites du client (hôtels) et je demande à l’agence d’ajouter le traditionnel message d’avertissement à propos des cookies.

L’agence me rétorque que cette obligation ne concerne que les sites e-commerce. Il s’ensuit alors un long échange de mails avec toutes sortes d’arguments juridiques de type « Ainsi, si vous n’êtes : ni un réseau, ni un site d’analyse, ni une plateforme publicitaire… Vous n’êtes pas concerné ».
Après une semaine de tergiversations, l’agence se range à mon avis (« Bjr, tu as un modèle de CGU pour les cookies, ICI à Mada, il y a aucune loi là-dessus »). OK ! Je m’exécute…
Deux jours plus tard, je visite sur le site… Le bandeau est en haut et cache un certain nombre de boutons…
Je demande à mon interlocuteur de le placer en bas de la fenêtre : « Oui, mais dans tous les exemples que tu m’as envoyés, l’avertissement était placé en haut ».

Résumons la suite des opérations :

  • Le message d’avertissement disparaît pour réapparaître, 4 jours plus tard, à la même place ;
  • Par contre, tous les codes de remarketing ont été supprimés du domaine principal pour être placés sur le .fr qui est… en cours de refonte.

Conclusion : ça me rappelle cette autre histoire : « Et pourquoi le carrousel ne défile pas ? » – « Mais vous ne l’aviez pas noté sur le cahier des charges ».

Profil n°2 : agence qui a pignon sur rue ou « la différence entre responsive design et full responsive design »

Certes, le site est en « responsive design » mais… pas tout à fait. Le problème se résume à ceci : c’est du responsive design sauf pour les images (et pour la plupart des menus). En bref, si vous voulez que les images restent lisibles à partir d’un smartphone, il faut les retailler à 280 pixels. Dans le cas contraire, elles débordent du cadre. Et, sur une résolution d’écran classique, elles sont au format « timbre-poste ».
Là encore, la réponse est sans appel : « C’est du responsive design qu’on a vendu et pas du full responsive design… On travaille dessus ».

Conclusion : exigez un cahier des charges d’une précision chirurgicale et faites relire, par un avocat, le contrat qui vous lie à l’agence.

Profil n°3 : agence leader sur son secteur d’activité ou « j’ai tout sous-traité à une autre agence avec laquelle j’ai des problèmes »

Tout d’abord, campons le décor :

  • Le site a été piraté durant 4 bons mois (Google a indexé des centaines de pages sur les requêtes « Nike » et « Louboutin ») ;
  • Les accès au compte Google Analytics ont été perdus.

Votre serviteur s’est donc attelé à la tâche de reconstruire ce qui était un véritable champ de ruines.
Le problème qui se pose maintenant est la profusion d’adresses URL en « duplicate content ». Dès qu’un internaute navigue sur le site, des identifiants de session sont automatiquement ajoutés et Google les signale comme étant en doublon. Je prends mon courage à deux mains pour signaler ce dysfonctionnement. Le directeur (agence « maison mère ») me transmet la réponse du technicien (agence « sous-traitante ») : « Sans les identifiants de session, les sous-menus placés sur la gauche ne sont plus visibles ».

Moralité : vous choisissez entre des menus de navigation ou le référencement. Les deux à la fois ? Ah ! Ce n’est pas possible !

Conclusion : évitez les agences qui, sans le dire au début, travaillent en cascade avec d’autres agences. C’est un sac de noeud indescriptible dès qu’il s’agit de demander une modification.

Profil n°4 : agence « petit prix » basée en province ou « comment faire tout de travers ? »

C’est un site e-commerce sur lequel le code Google Analytics est obsolète. On change le code mais :

  • L’interface d’administration du module répond aux abonnés absents ;
  • Il y a une augmentation suspecte du nombre de pages vues.

Vous devinez la suite : échanges de mails à deux puis à trois (moi, la cliente et la chef de projet).
Une semaine se passent pour qu’enfin, l’accès à l’administration du module soit rétabli et que les premières transactions soient enregistrées.
Badaboum ! Le taux de rebond du site est trop bas pour qu’il ne pas être complètement faux. En fait, c’était tout simple : l’ancien code avait refait surface et il faisait doublon avec le nouveau…

Conclusion : la cliente a de grandes ambitions mais est-ce que c’est aussi le cas de son agence web ?

Je sais que tout le monde commet des erreurs et j’en ai, moi-même, commis. Mais je suis capable de les reconnaître, de les signaler au client et, surtout, de les corriger.
Actuellement, mon quotidien consiste à faire de la gestion de projet (« déportée ») avec des interlocuteurs fantômes et des clients qui n’en peuvent plus de les harceler depuis de nombreux mois.

Et, pourtant, j’ai des clients géniaux, plein d’idées et qui ont vraiment envie que leur société tourne à plein régime

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